Phytoépuration

L’action d’Eau Vivante n’est pas seulement de proposer un système d’assainissement individuel par filtres plantés (phytoépuration) clé en mains. Celui-ci a l’avantage de s’adapter à différentes conditions (pente, espace disponible pour l’assainissement, désirs esthétiques des personnes et autres caractéristiques du lieu). Eau Vivante s’engage à effectuer un suivi à long terme. Il requiert une seule condition à laquelle Eau Vivante tient beaucoup, c’est l’utilisation des toilettes sèches.

Les coliformes fécaux et autres agents pathogènes renfermés dans nos selles sont détruits principalement par la chaleur. Il paraît alors inapproprié d’introduire dans un cycle aquatique les bactéries fécales qui seront difficilement traitées. L’azote et le phosphore contenus dans nos déjections sont aussi responsables d’une grande pollution des milieux aquatiques. Les techniques de compostage et d’épandage sont plus adaptées pour traiter ces éléments.

En utilisant des toilettes sèches, les eaux à traiter sont uniquement des eaux grises (eaux de lavage), plus faciles à épurer que le mélange eaux grises plus eaux vannes (eaux des toilettes). Si les eaux grises contiennent encore de l’azote (légumes azotés, épidermes) et du phosphore (détergents) des r echerches en Suède ont démontré qu’elles contenaient quatre fois moins d’azote que l’eau qui sort légalement des stations d’épuration.1 De plus la DBO5 (Demande Biochimique en Oxygène sur cinq jours) et la teneur en MES (Matières En Suspension) des eaux grises équivalent à la moitié de celles des eaux usées mélangées (eaux grises + eaux vannes).2

En France, il existe plus de 400 stations par filtres plantés collectives ou semi-collectives (100 nouvelles se créent chaque année)3 qui doivent aussi traiter les eaux vannes. Il faut être conscient que ce sont les eaux domestiques les plus difficiles à épurer. C’est là la grande différence avec le modèle proposé par Eau Vivante, qui ne produit pas d’eaux vannes.

Texte de Marion Lauters

 


 

  1. Günther F., 1992, Simplifying wastewater treatement by source separation, Département d’Écologie des systèmes, Université de Stockholm, Suède
  2. Clivus Multrum, 1998, Greywater : facts about graywater : what it is and how to treat it, http://www.clivusmultrum.com/greywa....
  3. Molle P. and al., 2004, Processes in vertical-flow reed beds – nitrification, oxygen transfer and soil clogging, Ingénieries n° spécial, p 23-32.
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